Pour ou contre Facebook ?

Fesse bouc

Ca a commencé comme si de rien n’était : un mail de ma belle soeur pour me proposer de voir ses photos des vacances sur son “fesse-bouc” (connais pas : ca doit être un truc de jeun’s …), puis un dîner embarrassant à sourire bêtement devant des amis hilares évoquant le dernier “post” sur leur “funwall” (ils sont un peu regressifs…), et puis “boum” voici que tout le monde n’a que ce mot à la bouche : les blogs, les sites, la presse et même mon père !

Alors, en curieuse, j’ouvre un compte, et il se passe ce qui doit se passer : 2 jours de travail gachés à surfer sur les profil de mes amis, à retrouver d’anciennes connaissance, échanger des videos, des pokes, des hugs, et autre morsures de vampire ! J’ai même adopté une tortue virtuelle…


Et ceci sans compter le temps passé à en parler ! (de l’innofensif “t’as vu la video qu’à posté bidule sur mon facebook ?” au débat de 2H sur “A quoi ça sert ?”, “est ce dangeureux ?”…)

Alors, ce Facebook, est ce un buzz sans lendemain ou un nouvel eldorado ?

A première vue rien de révolutionnaire : C’est un nième réseau social, à la Myspace, Linkedin ou Viadeo : c’est à dire une plateforme qui permet d’être en relation avec ses contacts (”animer son réseau”) et de rencontrer les contacts de vos contacts (”élargir son réseau”).
L’idée s’inspire du principe des 6 degrès de séparations qui sépareraient en moyenne 2 personnes dans le monde (je connais quelqu’un, qui connait quelqu’un, qui connait quelqu’un,…. qui connaît Georges Clooney !).

Tous ces réseaux sociaux n’ont ils pas vocation à s’auto-détruire ?
Et oui car plus il y a de membres moins les membres sont actifs : pour citer Groucho Marx “Je ne voudrais jamais faire partie d’un club qui m’accepte comme membre !” - cf l’interview de Seth Godin sur le sujet.

Et puis, même si Facebook à l’avantage d’offrir une ergonomie simple et un large choix d’applications (aussi développées par des développeurs externes - grande nouveauté de cette plateforme), il faut avouer que 80% de ces applications sont totalement inutiles (même si souvent très drôles !).

Sans parler du très controversé projet de publicité ciblée Beacon…
Ainsi, même des amateurs de la 1ère heure en sont revenus (cf. Fred Cavazza - “pourquoi je ne crois plus en facebook”).

Alors, peut on préparer le post-mortem ?
Rangez vos bistoris ! Facebook n’est peut être pas prêt de mourrir…

1. Parcequ’il est arrivé au bon moment. Le marché (français en tout cas) est enfin prêt à accepter que le “rezotage” n’est pas un gros mots.

2. Parceque Facebook répond à une attente fondamentale sur Internet - se divertir (cf. article très intéressant dans le Monde 2 qui explique que puisque nous avons “3 ans” sur Internet nous avons besoin d’un “bac à sable géant”…

3. Surtout, parceque c’est un moyen unique d’utiliser Internet pour retrouver et recontacter les gens.
On sait que toutes les personnes que nous connaissons “sont” sur Internet, mais il est aujourd’hui très difficile de les retrouver (un “googling” ne remonte souvent que des informations partielles et rarement une adresse email).
Nous pouvons enfin rechercher sur Facebook l’ancien collègue, l’ami d’enfance perdu de vue et le contacter (et même voir sa photo - il a pris un coups de vieux l’amoureux du CM2!).
Alors on ne peut pas être pour ou contre Facebook.

On peu parier qu’il y aura à l’avenir une plateforme du type Facebook (cf. lancement de OpenSocial par Google), pour faire office d’annuaire-trombinoscope du web et retrouver les gens…

November 28th, 2007 - Posted in Réflexions emarketing | |

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